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Biodiversité
"Arrêtons
de déclôner"
En ce moment, 150 espèces disparaissent chaque
jour, soit mille fois plus rapidement que dans l'histoire
de la nature. L’évolution du vivant sur la
terre a mis des milliards d’années à
nous construire. Nous sommes soi-disant l’espèce
la plus aboutie et la plus complexe. Maintenant, en quelques
décennies nous sommes en train de conduire à
leur perte toutes les autres créatures, et nous
avec. Nous, le fleuron de l’évolution terrestre,
les plus intelligents, nous sommes devenus les plus dangereux
des prédateurs.
Cet appauvrissement atteint autant le règne animal
que le règne végétal. Avec des conséquences
catastrophiques, que nous ne mesurons pas encore complètement.
Mais dont les mécanismes sont prévisibles.
Modifications des milieux naturels, destructions irréversibles
des habitats, ruptures dans les chaînes alimentaires,
se multiplient et les réactions en chaînes
provoquent des désastres biologiques simultanés
et à tous les étages de la vie terrestre.
Du point de vue de l’énergie et du milieu,
ce que fait la nature pour nous, particulièrement
le cycle du carbone, dépend des mécanismes
complexes des cellules vivantes. Sans ces organismes,
il nous est impossible de régénérer
l’atmosphère. Avec pour conséquence
le réchauffement climatique.
Le peuples premiers sont également victimes de
la voracité humaine. Nous anthropophageons nos
parents en les empêchant de vivre. Nous parquons
ces derniers survivants dans des réserves qui se
réduisent comme peau de chagrin. Nous supprimons
leurs terres, leurs réserves de nourriture, leurs
habitats, pour cultiver les plantes destinées à
faire rouler nos 4x4. Sont-elles des créatures
inférieures sous prétextes que leur mode
de vie est encore si proche de la nature?
Enfin, nous sommes en train de stopper le moteur de l’évolution
de la complexité. A l’origine, quelques atomes
se sont rapprochés pour donner naissance à
la vie. Puis les cellules se sont multipliées et
spécialisées. Cette différenciation
croissante a transformé notre planète en
petit paradis fragile.
L’humanité toute entière
sera-t’elle responsable d’un retour en arrière
accéléré? Je ne veux pas le penser.
Je veux pouvoir admirer le vol des mouettes et le sourire
malicieux des dauphins. Tant qu’ils vivront, nous
existerons.
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